L'HISTOIRE DE LA CASERNE

 

1665

LA MANUFACTURE ROYALE DES GLACES

Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV souhaitait ravir le monopole de la fabrication de miroirs à Venise. En 1665, il crée la Manufacture Royale des Glaces. Implantée sur plusieur sites, elle dispose également d’un atelier au 20, rue de Reuilly. Entre 1667 et 1695, la Manufacture s’agrandit et fusionne avec une verrerie de Tourlaville, près de Cherbourg, et avec une manufacture installée au château de Saint-Gobain, à côté de Laon. 

 

 

 

 

   

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LA CREATION DE SAINT-GOBAIN

Jusqu’en 1800, la Manufacture Royale jouit d’une grande prospérité et acquiert rapidement une renommée considérable au point de concurrencer la production vénitienne. À Paris, les ouvriers sont chargés de polir et de découper les miroirs fondus à Tourlaville et à Saint-Gobain. Après plus d’un siècle d’expansion et d’exportation de glaces à travers toute l’Europe, la Manufacture Royale des Glaces quitte la rue de Reuilly en 1830 pour Saint-Gobain dont elle prend le nom.

 

 

 

 

 

P1000068.JPG1830

UNE PLACE MILITAIRE

Louis-Philippe décide de transformer le site afin d’abriter des régiments d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie. En 1847, la caserne prend sa forme actuelle. Elle est composée de trois bâtiments, édifiés autour d’une place d’armes. En 1900, elle accueille plus de 2 500 soldats. 
 
 
 
 
 

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DES MILITAIRES MELOMANES

Pendant la Première Guerre mondiale, la caserne abrite le 46e régiment d’infanterie dont la particularité est de regrouper une quarantaine de musiciens. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le site est réquisitionné par les troupes allemandes et sert de centre de mobilisation de la milice française. Libérée par les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) le 23 août 1944, la caserne abritera, après le conflit, des unités de l’armée de terre. 

 

 

 

 

1999

LA FIN DE L’HISTOIRE DE LA CASERNE

Le Tribunal aux Armées de Paris (TAP) s’installe à la caserne en 1999. Il fonctionne comme un tribunal ordinaire et concerne les infractions commises contre les forces armées françaises à l’étranger. Il est supprimé en 2011. Aujourd’hui, la caserne s’est vidée de la plupart des services qu’elle abritait, à l’exception du Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA).

 

 

 

 

 

 

_CBT4840.jpg2013

L’ETAT CEDE LA CASERNE A LA VILLE DE PARIS

Le 9 juillet 2013, Bertrand Delanoë, maire de Paris, Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires et du Logement et Bernard Cazeneuve, ministre du Budget signent un protocole d’accord de cession de l’ancienne caserne de Reuilly à la ville de Paris. Paris Habitat devient par délégation propriétaire de ce terrain de 2 hectares. La métamorphose du site peut commencer.